Nom: Maeda
Prénom: Shin
Age: 17 ans
Sexe: masculin
Sexualité: bi à tendance gay
Poste dans l'établissement: délinquant
Description physique: Shin est assez beau garçon. Mince, les traits fins, ses cheveux châtains foncés à l’aspect soyeux, constamment décoiffés tombent en mèches sur ses magnifiques yeux d’un violet étonnant, dont un, le droit, est méchamment balafré, mais est recouvert d’un cache ; aux coins légèrement bridés au regard à la fois enjoué et méprisant, où peut brûler cette flamme qui lui donne un air féroce lors de ses moments de colère. Il possède un visage très fin, et une bouche en cœur, comme une poupée, ainsi qu’une voix au timbre assez particulier, grave et suave à la fois, envoûtant l’esprit de chacun de ses interlocuteurs. Son corps pâle à une taille stelve et bien prise, et aux hanches étroites, lui donne une apparente fragilité qu’il ne possède pas et qu’il aime utiliser... Ses lèvres fines sont bien souvent étirées en ce sourire particulier, calculé pour révéler une fragilité intérieure qui n’existe pas, qui fait fondre généralement, tous ceux à qui il était adressé. Sa démarche et la manière qu’il a d’incliner la tête vers ses interlocuteurs sont inimitables, comme un félin tour à tour réclamant des caresses, ou bondissant sur sa proie.
Description caractérielle: Cynique, provocateur, l’esprit vif, sachant faire preuve, par instants, d’un grand sang-froid, d’un calme et d’une patience à toute épreuve, pour obtenir ce qu’il désire, Shin est aussi et surtout un manipulateur invétéré, tout en se montrant narcissique, et d’une égocentricité défiant l’ordinaire. Obstiné et ambitieusement diabolique derrière ses sourires d’ange, Shin sait cependant se montrer gentil, agréable et spontané même si cela n’est pas toujours sincère, par des paroles, des gestes censés être rassurant qui ne sont en réalité que des menaces dissimulées. Il est insolent, mais exige une certaine politesse quand on lui adresse la parole.
Impulsif, c'est une véritable tête brûlée qui ne recule devant rien et ne cède jamais, même lorsqu'il sait pertinemment que son entreprise est vouée à l'échec. Même si cela se révèle inutile et dangereux.
D'une nature plus que méfiante, presque farouche, il a comme particularité de ne jamais s’attacher ni faire confiance à personne ; il juge que trop généralement les gens bien peu digne de son intérêt et de respect. Observateur, c’est un esprit calculateur qui ne semble pas éprouver de sentiments. Mais cette facette chez lui se révèle trompeuse : véritable écorché vif, il s’est emmuré lui-même, dans une véritable forteresse ; il rêve d’en sortir, que quelqu’un l’aide à briser la glace qui le gèle de l’intérieur, et qui le rend, même s’il préférerait avaler sa langue que de l’avouer, douloureusement malheureux.
Histoire: L’enfance de Shin n’a pas été rose dans l’univers glauque des bas-quartiers, où le plus fort règne et où la rue fait la loi, et où ses vieux vêtements, son corps maigre et fragile en faisait le bouc émissaire idéal. Son père, ou plutôt son géniteur, un petit voyou à grande gueule, s’était fait descendre en prison environ 5 mois avant la naissance de son fils ; lui laissant très peu de choses de son existence sur Terre : son certificat de naissance et de décès. Ainsi qu’une mère héroïnomane ayant sombré depuis la mort de son amant, dans une dépression post partum très grave.
Sa mère le détestait, le considérait responsable de la mort de celui qu’elle aimait, et le lui prouvait par tous les moyens qu’elle avait en sa possession, pour lui rendre la vie impossible ; entre ses parties de jambes en l’air avec tous les mâles en rut qu’elle rencontrait, ses disparitions subites pendant une ou deux semaines sans la moindre nouvelle, il y avait surtout ses sautes d’humeurs déstabilisante nerveusement pour l’enfant qu’était Shin : elle pouvait avoir des crises de nerfs pour un rien, tout comme rester toute la journée sur le canapé du studio miteux qu’ils habitaient tous les deux, les yeux mi-clos.
D’abord timide, effacé, Shin se taisait, s’écrasait, supportait chaque humiliation, chaque douleur, qui faisait son pain quotidien, avec une humilité proche de l’inconscience, acceptait son sort avec une triste résignation. Lors des longues disparitions de sa mère, puisque celle-ci ne faisait absolument rien pour que son fils ne manque de rien pendant ses absences, il fallait bien que Shin réussisse à se nourrir, d’une façon ou d’une autre. Pour manger, il était capable de faire n’importe quoi : comme vendre son corps, qui avec le temps devenait de plus en plus désirable, ou dealer à la sortie des lycées.
C’est de cette période sombre que Shin acquit la certitude que dans cette vie, il ne pourrait jamais compter sur d’autre que lui-même. Les hommes et les femmes qui payaient ses services l’écoeuraient profondément. Il s’endurcit. Son corps n’était plus qu’un objet qu’il vendait avec la même facilité que s’il était fait de plastique. Il avait l’impression de n’être plus qu’une poupée, un vulgaire patin.
Paradoxalement, tout ceci ajouté aux frasques sexuelles de sa mère, le réconforta dans ses certitudes, qui transformèrent, à ses yeux, l’union entre deux corps en tant que seul et unique moyen d’arriver à ses fins, et qu’il hésitait de moins en moins à utiliser. Entraîner quelqu’un dans son lit lui faisait ressentir un sentiment de puissance malsaine qu’il n’avait jamais ressentit auparavant, lui donnant un plaisir qui n’avait rien avoir avec celui de la chair : c’était celui du sadisme, de l’arrivisme. Son corps devenait un instrument de vengeance, faisant payer aux autres ce qu’il avait vécu, et ce qu’on lui faisait encore vivre, aux vues de l’intense dégoût qui pulsait encore et toujours dans ses veines, grandissant au fil des années, contre lui-même et contre les autres, jusqu’à virer en haine, qui le faisait devenir dangereux pour les autres, mais aussi et surtout pour lui-même.
Un jour, fixant son reflet dans un miroir, Shin fût pris d’une rage inexplicable contre ce corps, ce visage qui transformaient ceux qui le croisaient en créatures dépravées, et d’un éclat de verre, se lacéra l’œil droit avec violence, et sortit dans la rue, décidé à rejoindre le foyer familiale où il n’avait plus mis les pieds depuis des années… Mais on ne lui laissa jamais y arriver. A la vue de cet adolescent à la moitié du visage ensanglanté, et malgré les hurlements de rage de celui-ci qui se débattit comme un possédé, un passant n’hésita pas à le traîner de force aux urgences. Les médecins finirent par annoncer que Shin garderait à vie ces cicatrices, qui lui fendaient l’œil droit, et qu’en toute apparence, celui-ci était à présent borgne. Shin se sentit malgré tout mieux : on ne le toucherait plus ! C’était sans compter ce passant providentiel, qui une fois qu’on eut soigné son protégé, voulu absolument raccompagné Shin chez lui…
Une fois arrivé devant chez lui, Shin s’apprêtait à prendre congé, quand son sauveur l’attrapa violemment par le bras, l’attira contre lui, et après l’avoir embrassé avec fougue, demande à l’adolescent si celui-ci voulait bien lui offrir un verre. Shin sentit quelque chose se briser en lui : même mutilé, même défiguré, on désirait encore son corps. Il entendit sa voix accepter, comme si un autre avait parlé à sa place. Il ne ressentait plus, pensait plus rien, à part cette colère froide, qui, une fois la porte du studio refermée –que sa mère avait encore déserté, le poussa à verser cette pilule dans le verre de son invité. Cette même pilule qu’il ingurgitait à chaque fois que le dégoût prenait raison de lui, lorsqu’il « travaillait ». Cette même pilule qui lui permit de déshabiller facilement son invité, de le prendre violemment, de lui faire ressentir la même douloureuse humiliation qu’il ressentait lui depuis l’enfance. Il voulait savoir ce qu’on ressentait lorsqu’on brisait quelqu’un… Shin fût déçu ; aucun plaisir, seule la honte subsistait. Et la colère était toujours là, nullement apaisée. Alors Shin serra, serra ses longs doigts fins et pâles autour du cou de ce type… Nul doute qu’il l’aurait tué, si à cet instant, la porte du studio ne s’était ouverte pour laisser entrer la mère de Shin et son nouvel amant… Qui restèrent un instant muet de stupeur, puis se précipitèrent pour lui faire lâcher prise. Ce qui se passa ensuite fût assez flou pour Shin, qui ne se souvient que de s’être réveillé dans une cellule. On allait l’envoyer dans un centre de redressement…
Raison de son incarcération: Viol avec tentative de meutre.